Post-Gezani : La reconstruction à l’Université de Toamasina à accélérer
Une délégation de haut niveau de la Banque mondiale a effectué, dernièrement, une visite du campus de Barikadimy à Toamasina afin d’évaluer l’état d’avancement de la reconstruction post-Gezani. Aux côtés des responsables universitaires, des autorités locales et des partenaires techniques, les visiteurs ont constaté l’ampleur des besoins encore à couvrir pour remettre sur pied les infrastructures de l’établissement.
Un vaste chantier encore en cours
Conduite par Fily Sissouko, directeur de division pour Madagascar, le Mozambique, Maurice, les Comores et les Seychelles, ainsi qu’Atou Seck, Country Manager de la Banque mondiale, la délégation a parcouru plusieurs sites stratégiques du campus, notamment le Demi-tonneau, la bibliothèque ainsi que différentes infrastructures nécessitant une réhabilitation.
Cette mission s’est déroulée en présence du président de l’Université de Toamasina, Diny Razanakolona, de son équipe, du coordonnateur de l’Unité de Coordination de la Reconstruction (UCR), de représentants du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique ainsi que des équipes des projets TALIM, MYSET et du Fonds d’intervention pour le développement (FID). L’objectif affiché était de constater directement les réalités du terrain afin d’accélérer le processus de reconstruction engagé après le passage du cyclone Gezani.
Les défis restent néanmoins considérables. Sur les 123 bâtiments que comptait l’université avant la catastrophe, seuls 44 sont aujourd’hui réhabilités, en cours de travaux ou déjà pris en charge. Ainsi, 79 infrastructures, soit près de 64 % du patrimoine immobilier universitaire, demeurent encore à rénover.
Reconstruire mieux pour préparer l’avenir
Au-delà des réparations d’urgence, l’ambition est de bâtir un campus plus moderne et plus résilient. Un cabinet d’études et d’architecture élabore actuellement un projet global de reconstruction et d’aménagement durable avec l’appui du projet TALIM financé par la Banque mondiale. Parallèlement, le programme MYSET accompagne l’établissement dans l’amélioration de la qualité de l’enseignement. L’accent est notamment mis sur le développement de formations hybrides et modulaires adaptées aux besoins économiques de la région et favorisant l’employabilité des étudiants.
La Banque mondiale entend poursuivre son accompagnement à travers une nouvelle mission de suivi prévue à la fin du mois de novembre 2026. Pour les partenaires du projet, l’enjeu ne se limite plus à réparer les dégâts laissés par Gezani, mais à construire une université capable de répondre durablement aux défis futurs.




