Analamisampy Atsimo-Andrefana : Les priorités de développement fixées pour les cinq prochaines années
Analamisampy prépare les cinq prochaines années autour d’une vision axée sur le développement.
Participation citoyenne
Pour les cinq prochaines années, la commune d’Analamisampy, dans le district de Toliara II, région Atsimo-Andrefana, veut améliorer les conditions de vie de sa population. Les principales priorités figurent dans le Plan de développement local inclusif et participatif (PDLII) 2026-2031, élaboré avec la participation des acteurs locaux. Avec une population de 34 591 habitants répartis dans 11 fokontany, la commune mise notamment sur l’accès à l’eau potable, le développement de l’agriculture, ainsi que l’amélioration de la santé et de l’éducation. La protection de l’environnement et l’adaptation au changement climatique occupent également une place importante dans cette vision.
Au total, 33 participants ont contribué à l’élaboration du PDLII. Ils regroupent des responsables communaux, des conseillers municipaux, des représentants de l’État et des membres de la Structure locale de concertation (SLC). Le maire, RATOVOSON Chefelin, a dirigé les travaux avec l’appui technique de l’ODDL (MID), du CROC ANOSY et du CRS. Le projet MIONJO a également soutenu le processus.
Défis et contraintes
L’agriculture constitue l’une des principales activités économiques locales. Les habitants cultivent notamment le maïs, le manioc, la patate douce, le haricot, le pois de terre et la canne à sucre. Analamisampy se distingue aussi par sa production de « hasy », une culture particulièrement présente dans la région Atsimo-Andrefana. L’élevage de bovins, de chèvres, de moutons et de volailles complète les activités agricoles. Dans les secteurs sociaux, la commune compte 17 écoles primaires, trois collèges, un lycée et trois centres de santé de base. Pour l’accès à l’eau, six châteaux d’eau, onze kiosques et six pompes JP desservent la population.
Malgré ces infrastructures, plusieurs défis persistent. De nombreux équipements nécessitent des travaux de réhabilitation en raison de leur ancienneté. L’accès à l’eau potable reste insuffisant dans certains fokontany, tandis que plusieurs installations hydrauliques présentent des dégradations. Les déplacements restent également difficiles, notamment en raison de l’utilisation de routes en terre. Le changement climatique accentue par ailleurs les risques d’insécurité alimentaire. Dans le domaine de la santé, le manque de médicaments et l’insuffisance des infrastructures figurent parmi les principales préoccupations.




