Sécurité aux frontières : L’OIM modernise le contrôle au port de Mahajanga, grâce aux kits MIDAS mobiles
L’Organisation internationale pour les migrations (OIM) poursuit la modernisation des frontières malagasy. Le 13 mai dernier, des kits MIDAS mobiles ont été remis au ministère de la Sécurité publique afin de renforcer la surveillance au port de Mahajanga. Cette initiative marque une première pour les frontières maritimes de Madagascar et s’inscrit dans un vaste programme soutenu par le gouvernement japonais pour améliorer la gestion des mouvements aux frontières et lutter contre les trafics illicites.
Lors d’une cérémonie organisée à Ambodivona, à Antananarivo, l’Organisation internationale pour les migrations a officiellement remis des kits MIDAS mobiles au ministère de la Sécurité publique. Ces équipements technologiques seront utilisés au port de Mahajanga, premier point d’entrée maritime du pays à bénéficier du système MIDAS. Déjà opérationnel dans plusieurs aéroports malgaches, ce système numérique permet l’enregistrement des voyageurs, la collecte de données biométriques et l’analyse rapide des informations liées aux mouvements migratoires. Avec cette extension vers la frontière maritime, les autorités souhaitent améliorer la surveillance des flux de personnes et renforcer la sécurité dans une zone considérée comme stratégique.
Renforcer la sécurité des zones stratégiques
Le choix du port de Mahajanga n’est pas anodin. Située dans le nord-ouest du pays, cette région possède près de 1 950 kilomètres de littoral et plusieurs points de passage maritimes importants. Les autorités font face à différents défis liés aux migrations non régulées, aux trafics illicites et à la traite des êtres humains.
Dans ce contexte, les kits MIDAS mobiles doivent permettre un contrôle plus efficace des mouvements aux frontières. Grâce à leur caractère portable, ces équipements peuvent être utilisés même dans des zones éloignées ou disposant de peu d’infrastructures. Les informations collectées sur le terrain seront directement transmises vers le serveur centralisé installé à Antananarivo, facilitant ainsi le partage des données entre les services concernés. Pour l’OIM, l’objectif est de construire un système intégré capable de relier les frontières terrestres, aériennes et maritimes dans un même dispositif numérique.
Protéger les populations vivant dans les zones portuaires
Cette remise d’équipements entre dans le cadre du projet « Créer des frontières plus intelligentes », mis en œuvre par l’OIM dans plusieurs pays africains, notamment Madagascar, l’Éthiopie, le Rwanda et la Côte d’Ivoire. Le programme bénéficie du soutien financier du gouvernement japonais. L’ambassadeur du Japon à Madagascar, Tojima Hitoshi, a participé à la cérémonie officielle de remise des kits. Cette coopération reflète la volonté du Japon de soutenir la stabilité, la connectivité et la sécurité dans l’océan Indien à travers sa vision d’un « Indo-Pacifique libre et ouvert ». Au-delà des équipements, le projet comprend également des formations destinées aux forces de sécurité sur la gouvernance intégrée des frontières et l’analyse des données migratoires.
L’appui du Japon dans le domaine de la sécurité frontalière à Madagascar se renforce progressivement depuis plusieurs années. En mars 2021, six chiens spécialisés dans la détection de stupéfiants et d’espèces protégées avaient été remis à la brigade canine des Douanes malagasy. Plus récemment, de nouveaux équipements ont encore été fournis à cette unité avec l’appui japonais. La remise des kits MIDAS mobiles représente ainsi une nouvelle étape dans cette coopération. Pour les partenaires du projet, une meilleure gestion des frontières contribue non seulement à la sécurité nationale, mais aussi à la protection des populations vivant dans les zones portuaires et frontalières.




