RÉSEAUX SOCIAUX - Le ministère met en garde contre la diffusion de vidéos obscènes
Face à la multiplication des contenus jugés obscènes sur les réseaux sociaux, le ministère de la Communication et de la Culture hausse le ton.
Les autorités dénoncent la diffusion de vidéos à caractère sexuel ou contenant des propos jugés dégradants, particulièrement accessibles aux enfants et aux jeunes internautes.
Existence de sanctions
Dans un communiqué publié récemment, le ministère de la Communication et de la Culture affirme avoir reçu plusieurs signalements liés à la circulation massive de vidéos considérées comme contraires aux bonnes mœurs sur les plateformes numériques. Les autorités évoquent notamment des contenus contenant des scènes explicites, des propos vulgaires ou des messages pouvant porter atteinte aux valeurs sociales et éducatives. Le ministère estime que cette situation représente un danger pour les enfants et les adolescents, particulièrement exposés aux contenus diffusés sur les réseaux sociaux. Dans son communiqué, l’institution rappelle que la diffusion publique de contenus susceptibles de nuire au développement moral, psychologique ou éducatif des mineurs constitue une violation des lois en vigueur à Madagascar. Le ministre de la Communication et de la Culture, Andrindrarivony Ogascar, a réaffirmé cette position en annonçant que des mesures et des poursuites pourront être engagées contre les personnes responsables de la diffusion volontaire de contenus obscènes.
Liberté d’expression encadrée par la loi
Le ministère reconnaît que la liberté d’expression et la création artistique restent des droits fondamentaux. Toutefois, il souligne que ces libertés doivent être exercées dans le respect des lois, de la protection des mineurs et des valeurs malgaches. Les autorités rappellent également que la production et la diffusion de contenus audiovisuels à Madagascar nécessitent une autorisation délivrée par l’Institut du cinéma et de l’image animée de Madagascar (ISSM). Le communiqué mentionne aussi les engagements internationaux signés par Madagascar en matière de protection des droits de l’enfant. Cette prise de position intervient alors que les contenus circulant sur les réseaux sociaux suscitent régulièrement des débats autour de la régulation numérique et de la responsabilité des créateurs de contenus en ligne.




