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Economie

Rappels de consommation : la Jirama précise le cadre de son opération de ratissage

21/03/2026 16:05 © Moov.Mg

Engagée dans un processus de redressement, la Jirama poursuit son opération de ratissage à travers le pays. Face aux incompréhensions suscitées par les rappels de consommation, l’entreprise publique apporte des clarifications sur leur fondement, leur application et leurs objectifs, en mettant en avant la nécessité d’assainir le secteur et de rétablir l’équité entre usagers.

Une opération inscrite dans le redressement

La Jirama présente le ratissage comme une action prioritaire dans sa stratégie de redressement. Cette campagne, menée par une Task Force dédiée, vise à identifier les irrégularités affectant les installations électriques. L’entreprise souligne avoir informé les abonnés en amont, à travers des actions de sensibilisation organisées quinze jours avant le lancement des opérations, afin de préparer les usagers aux contrôles et à leurs implications. Contrairement à une idée répandue, les rappels de consommation ne concernent pas uniquement les cas de fraude avérée. La Jirama précise qu’ils s’appliquent également aux compteurs présentant des dysfonctionnements techniques, dès lors que l’usager a continué à bénéficier du service sans interruption. Dans cette logique, toute énergie consommée doit être facturée, indépendamment de l’origine de l’anomalie.

Au cœur de cette démarche, la Jirama invoque les dispositions du contrat d’abonnement. Celui-ci impose aux usagers de signaler sans délai toute anomalie constatée sur leur compteur. Un écran défaillant ou inactif constitue, selon l’entreprise, un signe évident nécessitant une déclaration. En l’absence de notification officielle, le client est considéré comme n’ayant pas respecté ses engagements contractuels.

Des situations traitées au cas par cas

La société distingue toutefois les usagers ayant effectué une réclamation de ceux qui ne l’ont pas fait. Les signalements enregistrés dans les bases de données permettent d’ajuster les rappels lorsque la Jirama n’a pas pu intervenir rapidement. En revanche, les abonnés n’ayant entrepris aucune démarche, tout en continuant à consommer de l’électricité à un coût réduit ou nul, se voient appliquer des rappels plus conséquents. Dans le cadre de cette opération exceptionnelle, la Jirama indique avoir limité les rappels de consommation à une période maximale de douze mois. Cette mesure est présentée comme un compromis, compte tenu du fait que certaines irrégularités remontent sur plusieurs années. En temps normal, ces situations pourraient entraîner des régularisations couvrant des périodes plus longues, voire des poursuites judiciaires.

L’entreprise insiste sur la dimension équitable de cette démarche. Selon elle, le refus de s’acquitter des rappels constitue une injustice envers les abonnés qui paient régulièrement leurs factures. Le ratissage vise ainsi à rétablir une forme d’équilibre entre les usagers, en mettant fin aux situations d’avantage indu liées aux consommations non déclarées.

Une démarche d’assainissement

Au-delà des aspects financiers, la Jirama met en avant les impacts techniques des irrégularités. Les consommations non comptabilisées alourdissent la charge sur les réseaux de distribution et les transformateurs, contribuant aux pannes, aux coupures et à certaines défaillances majeures. Ces usages non maîtrisés faussent également l’évaluation des besoins réels en énergie. S’appuyant sur un rapport de la Banque mondiale, la Jirama évoque des pertes non techniques estimées à environ 300 milliards d’ariary par an. Ces pertes, principalement liées aux fraudes et irrégularités, renforcent, selon l’entreprise, la nécessité de poursuivre le ratissage pour assainir durablement le secteur.

Face aux critiques, la Jirama rejette toute intention de sanction ou d’abus. Elle affirme que cette opération vise avant tout à régulariser les situations et à améliorer la qualité du service public. Si certaines mesures peuvent susciter des tensions, l’entreprise maintient qu’elles s’inscrivent dans une logique de redressement au bénéfice de l’ensemble des usagers.

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