• Cours de change
  • 4 399,93 AR
  • |
  • $3 987,83 AR
Copyright Image : © Fondation H
Image
Culture

« (Tsy) Possible » : Un projet né à Antananarivo qui propulse Charlotte Yonga aux Rencontres d’Arles

03/03/2026 15:59 © Moov.Mg

Sélectionnée pour le Prix Découverte 2026 de la Fondation Louis Roederer aux Rencontres d’Arles, l’artiste Charlotte Yonga présentera « (Tsy) Possible », un projet développé lors de sa résidence à la Fondation H à Ambatomena Antananarivo en 2024. Une reconnaissance internationale qui met aussi en lumière la scène artistique malgache.

« (Tsy) Possible », sélectionné par la Fondation Louis Roederer

L’artiste Charlotte Yonga a été sélectionnée pour le Prix Découverte 2026 de la Fondation Louis Roederer, dans le cadre des Rencontres d'Arles, l’un des festivals de photographie les plus importants au monde. Cette sélection marque une étape importante dans le parcours de l’artiste. Elle récompense un travail de recherche entamé depuis quelques années et souligne la portée internationale d’un projet né, en partie, à Antananarivo. Pour la Fondation H, qui l’avait accueillie en résidence en 2024, cette annonce illustre également son engagement à accompagner la création contemporaine et à faire rayonner les artistes liés à Madagascar sur la scène internationale.

Le projet sélectionné, intitulé « (Tsy) Possible », a été développé lors de la résidence de trois mois de Charlotte Yonga à Ambatomena, à Antananarivo, du 2 avril au 23 juin 2024, dans le cadre de l’exposition « Memoria : récits d’une autre Histoire ». Durant son séjour, l’artiste a approfondi sa recherche photographique en s’imprégnant du territoire malgache, de ses paysages, de ses couleurs et surtout de ses rencontres. Elle y explore les relations humaines, familiales, amicales ou amoureuses, ainsi que le lien profond entre les individus et leur environnement naturel.

Échanges artistiques entre Madagascar et l’international

À travers « (Tsy) Possible », Charlotte Yonga s’intéresse aux tensions qui traversent une partie de la jeunesse malgache. Le titre joue sur le mot malgache « tsy », qui signifie la négation. Placé entre parenthèses, il ouvre une double lecture : l’« impossible » peut-il devenir un point de départ ? L’artiste évoque les dilemmes sociaux, culturels et amoureux vécus par des jeunes souvent partagés entre attachement aux traditions et désir de liberté. Elle interroge cet équilibre fragile entre enracinement et aspiration à autre chose, entre loyauté familiale et affirmation de soi. Dans son travail, la nature occupe une place centrale. Elle n’est pas un simple décor, mais une présence active, presque sacrée. La protéger revient, selon l’artiste, à préserver une « écologie des relations » : l’amour de soi, des autres et du vivant.

Charlotte Yonga cherche également à combler ce qu’elle considère comme un manque de représentation des identités de l’océan Indien. Refusant les visions stéréotypées souvent associées au continent africain, elle met en lumière des personnes ordinaires rencontrées dans la rue, captées dans leur force et leur fragilité. Sa sélection aux Rencontres d’Arles dépasse la réussite individuelle. Elle témoigne du dynamisme des échanges artistiques entre Madagascar et l’international, et de l’importance des résidences comme celle proposée par la Fondation H.

Lire la suite

Articles Similaires