Iarinarivo-Ambohidratrimo : 2000 titres fonciers distribués
2000 titres fonciers ont trouvé leurs propriétaires hier à Iarinarivo, Ambohidratrimo.
Mobilisation des autorités et partenaires
Le ministre de l’Aménagement du Territoire et des Services Fonciers (MATSF), Lylyson René de Rolland, a rencontré les habitants de la commune rurale pour lancer officiellement cette opération, appelée ODOC. Les responsables administratifs locaux, les collaborateurs du Ministre et le coordinateur du projet PRODUIR, partenaire du Ministère, ont participé à l’événement.
Les titres couvrent une superficie de 214 hectares, proposés au prix symbolique de 10 ariary le mètre carré. Le ministre a expliqué que la distribution facilite et accélère l’accès des populations à la propriété foncière et réduit les conflits liés aux terrains. « Cette terre représente notre patrie. Elle souffre lorsque des gens s’en emparent par la force, la tromperie ou le vol. Les litiges surgissent lorsque certains ne respectent pas les droits fonciers » a-t-il rappelé lors de son discours.
Lutte contre les fraudes
Le projet de loi en préparation prévoit d’élargir les compétences des communes rurales, passant de 1000 m² à 5000 m², afin de simplifier les démarches et accélérer les opérations. Pour protéger les propriétaires, le ministère a créé un département chargé d’enquêter sur les fraudes et les vols de terrains. Les réseaux illégaux subissent des sanctions et les terrains reviennent à leurs propriétaires légitimes. Dans le même cadre, 3800 hectares accaparés par des commerçants étrangers restent sous protection, et la justice tranchera bientôt pour restituer ces terres aux citoyens.
Un bénéficiaire, Rakotoarimanana, a exprimé sa satisfaction. « Recevoir ce titre foncier me rassure et protège ma famille. Depuis des années, nous vivions dans l’incertitude. Aujourd’hui, nous pouvons cultiver et construire en toute sécurité, sans craindre que quelqu’un vienne prendre notre terre » a-t-il déclaré. Le Ministre a exhorté ses collaborateurs : « Ce changement demande un travail commun. Chaque effort doit permettre aux Malgaches d’obtenir leurs terres en priorité. Les Malgaches d’abord, les étrangers ensuite ».




