Nouvel An chinois - Tasha célèbre en symphonie à Andranovelona
Après une première apparition remarquée l’an dernier, la chanteuse et musicienne malgache Tasha Randrianarilalaina retrouvera le théâtre Liming du temple Xizu Andranovelona le 22 février.
À l’occasion du Nouvel An chinois, elle proposera un concert inédit aux côtés du Wule Symphony Orchestra, dans une rencontre artistique placée sous le signe du dialogue culturel.
Une scène, deux cultures en résonance
Le concert du 22 février s’inscrit dans la continuité d’une collaboration amorcée en 2025, lorsque Tasha avait interprété Ave Maria lors du Festival pour la paix. Cette nouvelle rencontre musicale prendra une dimension particulière, avec un programme mêlant univers contemporain et écriture symphonique. Environ 18 à 19 titres seront proposés au public, certains bénéficiant d’arrangements spécialement conçus pour l’orchestre. Selon l’équipe artistique, l’objectif est de créer un équilibre entre la sensibilité musicale de Tasha et l’esthétique classique portée par l’ensemble chinois. L’événement se déroulera devant un public restreint, la jauge étant limitée à 400 places. Parmi les invités figurent des diplomates, des membres du gouvernement et des personnalités du monde culturel. Pour l’artiste, cette prestation marque une étape importante. Elle évoque l’aboutissement d’un parcours et la concrétisation d’un rêve artistique nourri par l’ouverture et la rencontre des cultures. Un détail symbolique accompagnera cette prestation : Tasha montera sur scène vêtue de rouge, couleur qu’elle associe à l’énergie, à la confiance et au renouveau, en écho à la tradition du Nouvel An chinois.
Une artiste singulière face à un orchestre
Originaire d’Antsirabe, Tasha Randrianarilalaina s’est imposée progressivement sur la scène musicale malgache par une approche libre et affirmée. Bassiste, auteure-compositrice et interprète, elle fonde son propre groupe en 2022. Son univers navigue entre pop, rock et jazz fusion, sans jamais se limiter à une catégorie précise.
À travers son travail, elle met en avant la basse comme instrument central et participe à la valorisation des femmes musiciennes à Madagascar. Cette démarche artistique a suscité l’admiration de plusieurs figures du milieu culturel, dont le musicien et directeur artistique Rajery, qui salue la profondeur de ses recherches musicales. Face à elle, le Wule Symphony Orchestra occupe une place singulière dans le paysage musical international. Composé exclusivement de moines bouddhistes Chan et dirigé par le Maître Shi Wule, l’ensemble utilise la musique comme un vecteur de méditation et de paix. Basé à Andranovelona, l’orchestre s’est produit sur plusieurs scènes prestigieuses à travers le monde, notamment à l’Unesco. La rencontre du 22 février promet ainsi un moment rare, où création contemporaine et tradition spirituelle dialogueront sur une même scène.




