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Economie

Vente présumée d’actifs d’Air Madagascar : les deux compagnies nationales démentent toute irrégularité

15/01/2026 17:39 © Moov.Mg

Air Madagascar, représentée par les Syndics judiciaires, et Madagascar Airlines ont publié, ce mercredi 15 janvier 2026, un communiqué conjoint pour répondre aux accusations de vente illicite d’actifs relayées dans certains médias et sur les réseaux sociaux. Les deux entités assurent qu’aucune cession illégale de pièces, d’équipements ou de bâtiments n’a été réalisée.

Une accusation de pillage de l'Air Madagascar

La controverse fait suite à des déclarations publiques évoquant un supposé pillage de biens appartenant à Air Madagascar. Ces informations ont notamment été relayées après une publication d’un membre de syndicat au sein de la compagnie, qui affirme que des pièces et équipements nécessaires à la remise en service des avions Twin Otter 2 auraient été détruits ou vendus de manière clandestine. Il évoque également la vente de plusieurs biens de la compagnie, dont un bâtiment administratif situé à Analakely. Selon lui, ces avions, utilisés pour des dessertes sociales vers des zones enclavées comme Morafenobe ou Tsiroanomandidy, étaient encore en état d’assurer des liaisons essentielles.

Dans leur communiqué, Air Madagascar et Madagascar Airlines réfutent catégoriquement ces accusations. Elles indiquent qu’« aucune vente illicite d’actifs n’a été réalisée, ni par Madagascar Airlines, ni par ses équipes ». Les deux entités précisent en outre que les actifs mentionnés dans les accusations ne relèvent pas de la gestion actuelle de Madagascar Airlines. Ce démenti vise à dissiper toute confusion quant aux responsabilités et à la gestion des biens concernés.

Une procédure strictement encadrée par la loi

Les signataires rappellent que la gestion des actifs d’Air Madagascar s’inscrit exclusivement dans le cadre de la procédure collective d’apurement du passif actuellement en cours. Cette procédure est conduite sous la supervision des Syndics judiciaires et sous le contrôle des autorités compétentes. Ils soulignent que les Syndics ne peuvent procéder à la vente d’actifs qu’après autorisation expresse du Tribunal de Commerce, conformément aux dispositions légales en vigueur.

Ainsi, Air Madagascar et Madagascar Airlines estiment que la diffusion d’informations non vérifiées est susceptible de porter atteinte à leur image et au climat de confiance. À ce titre, les deux entités se réservent le droit d’engager toute action légale jugée appropriée contre la propagation de fausses informations. Les deux compagnies indiquent rester disponibles pour toute vérification, contrôle ou audit mené par les instances légalement habilitées. Elles affirment que ces démarches permettront d’établir les faits et de clarifier la situation auprès du public.

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