SPORT – GOUVERNANCE : seulement 10 % de la politique nationale appliqués
L’application des textes qui encadrent le sport malgache reste un défi. Selon Volahanta Rasoanaivo, vice-présidente du Syndicat des agents de l’État (Synae), seulement 10 % de la Politique nationale du sport seraient mis en œuvre. Cette situation était au centre d’une table ronde organisée hier au stade Barea Mahamasina, avec l’objectif de proposer des solutions aux difficultés du secteur.
Des textes encore peu appliqués
Des représentants d’athlètes, de clubs, d’associations, de ligues et de fédérations ont pris part aux échanges. La rencontre, organisée par le syndicat du ministère de la Jeunesse et des Sports avec le Synae, a permis d’examiner les obstacles au développement du sport. Les discussions ont porté sur la loi n° 97-014 et la Politique nationale du sport. Les participants ont relevé l’écart entre les dispositions prévues par ces textes et leur application sur le terrain. Pour Volahanta Rasoanaivo, le faible taux de mise en œuvre de la politique nationale montre la nécessité de passer des textes aux actions concrètes. Les participants ont formulé des propositions pour améliorer leur application et lever les blocages identifiés. L’enjeu est de rendre les mesures prévues plus effectives et de mieux organiser le fonctionnement du secteur.
La formation et le financement en question
La structuration du parcours des sportifs figure aussi parmi les sujets abordés. Les participants ont souligné l’importance de mieux accompagner les jeunes, depuis la pratique de masse jusqu’au haut niveau. La détection des talents, leur formation et leur professionnalisation restent des étapes à renforcer. Le financement des clubs constitue un autre défi, alors que plusieurs structures autrefois soutenues par des entreprises ou des institutions publiques ont progressivement disparu. Les organisateurs souhaitent désormais transformer les propositions issues de cette rencontre en pistes d’action. L’amélioration de la gouvernance, la répartition des responsabilités et le développement des partenariats font partie des priorités. L’objectif est de consolider les structures sportives et d’offrir aux athlètes de meilleures conditions de progression. La mise en application des textes existants apparaît ainsi comme un chantier essentiel pour le développement du sport à Madagascar.





