Ankarinarivo - Six personnes arrêtées après l’enlèvement d’un enfant de 3 ans
L’enlèvement d’un enfant de 3 ans à Ankarinarivo a conduit à l’arrestation de six personnes, alors que quatre autres suspects restent recherchés.
Drame familial
Six personnes ont été arrêtées par la Gendarmerie après l’enlèvement d’un enfant de 3 ans à Ankarinarivo, dans la commune de Soavina. L’enfant a été retrouvé sain et sauf. Quatre autres suspects restent recherchés dans cette affaire. Les faits remontent à la nuit du 12 octobre. Des individus ont forcé l’entrée du domicile familial. Selon la mère, environ quatre personnes munies de bâtons et d’autres objets ont attaqué le couple. Le père de l’enfant a perdu la vie pendant l’attaque. La mère, elle aussi blessée, a perdu connaissance.
À son réveil, vers 4 heures du matin, elle a découvert que son enfant avait disparu. Les assaillants avaient laissé un message écrit sur le mur. Ils réclamaient 10 millions d’ariary en échange de la libération de l’enfant. La famille n’a jamais versé cette somme. La Gendarmerie a commencé les arrestations le 15 octobre, après plusieurs jours de recherches. Les investigations ont conduit les enquêteurs vers plusieurs proches du père décédé. Parmi les personnes arrêtées figurent son frère, l’épouse de celui-ci, un autre frère et un homme présenté comme un cousin.
L’enquête se poursuit
Selon les informations recueillies, des conflits familiaux liés à la jalousie et au partage des biens pourraient expliquer cette affaire. Cette piste reste toutefois à confirmer par l’enquête. Les enquêteurs ont également arrêté le propriétaire d’une maison située à Lazarivo. L’enfant aurait été retenu dans cette maison. La grand-mère de personnes soupçonnées d’avoir transporté l’enfant figure aussi parmi les suspects. Elle aurait gardé des contacts réguliers avec elles pendant la période de détention.
Les deux frères du père décédé figurent parmi les principaux suspects. Les enquêteurs les soupçonnent d’avoir organisél’opération. Un autre homme, présenté comme un cousin, aurait participé à l’attaque et reconnu les faits qui lui sont reprochés. La Gendarmerie poursuit les recherches pour retrouver quatre autres personnes. Il s’agit de Monique, également connue sous les noms de Monika ou Toavina, de Rija, de Nambinina et de Harlette, présentée comme la sœur des trois hommes concernés.





