Affaires foncières - 542 ménages concernés par le conflit à Ifandana
L’État cherche une solution foncière pour les 542 ménages concernés à Ifandana.
9 450 hectares concernés
542 ménages, soit près de 4 000 personnes, vivent au cœur d’un conflit foncier qui dure depuis 2009 à Ifandana, dans la région de Fianarantsoa. Pour trouver une issue à cette situation, le ministère chargé des Affaires foncières poursuit les discussions avec les différentes parties. Le ministre des services fonciers, le général Lylyson René de Rolland, s’est rendu à Ifandana le 6 octobre 2026. Il était accompagné de plusieurs responsables du secteur, dont le directeur général des services fonciers, ainsi que des autorités locales.
Le différend concerne 9 450 hectares de terres. Pendant plusieurs années, l’association des anciens exploitants de Molaly a assuré la gestion de ces terrains. Aujourd’hui, les personnes concernées souhaitent faire reconnaître leurs droits et obtenir des titres fonciers pour les parcelles qu’elles occupent. Selon les représentants des exploitants, le conflit remonte à 2009. Le dossier a ensuite été porté devant la justice en 2023. L’Organe mixte de conception (OMC) est déjà intervenu pour rapprocher les différentes parties, sans parvenir à mettre fin aux tensions.
Titrage des parcelles
Pour le ministère, la régularisation des parcelles pourrait contribuer à sortir de cette situation. Le DG a notamment expliqué la volonté de l’État de mettre fin à la gestion provisoire des terres par les associations. L’objectif consiste à permettre à chaque exploitant d’obtenir un titre foncier à son nom et à limiter les risques de nouveaux conflits. Lors de sa rencontre avec la population, le ministre a reconnu la complexité du dossier. Avec plusieurs milliers de personnes installées sur place, un retour vers les lieux d’origine paraît difficile. L’État prévoit donc de déterminer les superficies pouvant bénéficier d’une opération de titrage collectif (ODOC) au nom des différentes familles.
Les zones déjà occupées pourront faire l’objet d’une répartition entre les exploitants. Pour les terrains dont la situation reste incertaine, une nouvelle réunion devrait se tenir à Antananarivo dans environ deux semaines, avec les représentants des différentes parties. Le ministre appelle les personnes concernées à éviter les affrontements et les actes de violence. Il souhaite privilégier le dialogue afin de permettre à l’État de prendre une décision après avoir entendu les différentes positions.





