Région Sud-Est : 450 femmes sont actuellement membres du Komity Mpanatanteraka ny Dina
De 0 à 450, les femmes occupent aujourd’hui une place grandissante dans les mécanismes de paix de la région Atsimo-Atsinanana. Grâce aux actions menées dans le cadre du projet LANDJA, 450 femmes participent désormais aux Komity Mpanatanteraka ny Dina (KMD) à travers les cinq districts de la région. Une évolution qui traduit une transformation progressive des perceptions et des pratiques au sein des communautés.
Une présence féminine en forte progression
Longtemps absentes des instances communautaires chargées de la gestion des conflits, la place de la femme se renforce actuellement. Il y a encore quelques années, les questions liées à la sécurité, à la prévention des conflits et à l’application du Dina étaient principalement considérées comme des responsabilités masculines. Bien que directement concernées par les conséquences des tensions communautaires, les femmes étaient rarement associées aux discussions et aux prises de décision.
Le projet LANDJA a entrepris de faire évoluer cette situation à travers des campagnes de sensibilisation, des formations et un accompagnement des communautés. L’objectif est de rendre les mécanismes traditionnels de gestion des conflits plus inclusifs tout en préservant leur ancrage local. Les résultats sont aujourd’hui visibles. Dans les cinq districts de l’Atsimo-Atsinanana, ces femmes sont membres des KMD aux niveaux des fokontany, des communes et des districts. Cette progression témoigne d’une meilleure reconnaissance de leur rôle dans la construction de la paix et la cohésion sociale.
Des voix davantage entendues dans les décisions communautaires
Au-delà du nombre, les responsables du projet soulignent surtout l’évolution de la participation féminine. Les femmes ne se contentent plus d’assister aux réunions ou d’être consultées ponctuellement. Elles prennent part aux débats, proposent des solutions et contribuent aux décisions liées à la prévention et à la résolution des conflits. Selon plusieurs membres des KMD, cette implication permet d’apporter des perspectives complémentaires sur les réalités vécues par les familles, les jeunes et les communautés. Elle favorise également des décisions jugées plus représentatives des besoins de la population.
Pour les acteurs du projet LANDJA, cette dynamique montre que la paix et la sécurité ne peuvent être l’affaire d’un seul groupe. L’intégration des femmes et des jeunes dans les mécanismes communautaires contribue à renforcer la légitimité des structures locales et à améliorer leur efficacité.





