KARATÉ – Emile Ratefinanahary repart pour un deuxième mandat
Le Dr Emile Ratefinanahary veut continuer à diriger le karaté malgache. Le président de la Fédération malgache de karaté-do (FKM) sera candidat à sa propre succession lors de la prochaine Assemblée générale élective, prévue à Fianarantsoa. Pour ce deuxième mandat, il veut pousser davantage vers le haut niveau et mieux organiser la formation des jeunes.
Des ambitions pour le haut niveau
Après quatre années à la tête de la fédération, Emile Ratefinanahary estime que plusieurs chantiers restent à mener. Son programme prévoit notamment de renforcer les infrastructures, de mieux préparer les jeunes et de créer une Université du karaté-do de Madagascar. La fédération veut également multiplier les regroupements nationaux et mettre davantage l’accent sur les compétitions destinées aux enfants et aux féminines. Le président sortant veut surtout franchir une nouvelle étape avec les athlètes de haut niveau. La fédération compte désormais des arbitres et des entraîneurs ayant atteint le niveau continental. L’objectif affiché est maintenant de rapprocher progressivement les karatékas malgaches d’un statut professionnel.
Des résultats qui ont marqué le premier mandat
Depuis son arrivée à la tête de la FKM en octobre 2022, Emile Ratefinanahary met en avant plusieurs résultats obtenus sur la scène internationale. Aux Jeux des îles de l’océan Indien en 2023, Madagascar avait remporté 13 médailles d’or sur 16 possibles en karaté. L’année suivante, aux Jeux africains d’Accra, Fenosoa avait décroché une médaille de bronze, tandis que Gaëlle terminait cinquième et qu’Ayrton Ramamonjisoa atteignait la 13e place mondiale en kata cadet. La progression s’est poursuivie aux championnats d’Afrique. Madagascar avait obtenu cinq médailles de bronze et huit qualifications mondiales en 2025 au Nigeria. En 2026, les quatre athlètes engagés en Algérie sont revenus avec deux médailles de bronze et quatre qualifications mondiales. « Il reste encore des chantiers à concrétiser pour poursuivre les réformes engagées », estime Emile Ratefinanahary, qui souhaite désormais inscrire ces changements dans la durée.




