Numérique : Madagascar veut intégrer la langue malgache dans les nouvelles technologies
Madagascar met en avant la langue malgache dans les échanges sur l’intelligence artificielle. Représenté par le ministre Mahefa Andriamampiadana, le pays participe à Riyad, en Arabie Saoudite, à la 4e Conférence internationale de l’UNESCO sur l’éthique de l’intelligence artificielle, du 14 au 17 septembre.
Le malgache au cœur de la souveraineté numérique
Parmi les enjeux défendus par Madagascar figure l’intégration de la langue malgache dans les technologies numériques et les outils d’intelligence artificielle. Pour le pays, cette évolution doit permettre aux Malgaches d’accéder aux avancées technologiques, sans être limités par la langue des outils. Cette question s’inscrit dans une réflexion sur la souveraineté numérique. Alors que Madagascar poursuit ses efforts pour renforcer l’accès au numérique et développer ses infrastructures, le gouvernement estime nécessaire de préparer dès maintenant l’arrivée de nouvelles technologies.
L’enjeu est aussi de renforcer les compétences. Madagascar ne souhaite pas rester uniquement utilisateur des solutions développées ailleurs. Le pays veut participer à leur conception et au développement de technologies adaptées à ses réalités.
À Riyad, le ministre a souligné que l’intégration du malgache dans l’intelligence artificielle constitue un moyen de rendre ces technologies plus accessibles à la population. Elle doit aussi permettre de mieux prendre en compte les réalités linguistiques et culturelles du pays.
Ne pas attendre pour participer
La conférence réunit des responsables publics, des experts et des acteurs internationaux issus de 60 pays. La participation de Madagascar intervient alors que les technologies d’intelligence artificielle évoluent rapidement. Pour Mahefa Andriamampiadana, il ne faut pas attendre que toutes les technologies existantes soient maîtrisées avant de s’intéresser aux nouvelles. Une telle attente pourrait créer un nouveau retard. Le ministre appelle donc à poursuivre les efforts déjà engagés, tout en développant les connaissances et les capacités nationales.
Cette vision ne signifie pas que Madagascar doit tout développer seul. La souveraineté numérique repose aussi sur la capacité à coopérer sans dépendance, à choisir les technologies pertinentes et à les adapter aux besoins locaux.




