Trafic d’or : Sept personnes impliquées dans l’enquête après la saisie à Ivato
Trois jours après la saisie de près de 6 kg d’or à l’aéroport international d’Ivato, l’enquête se poursuit. Le Pôle Anti-Corruption (PAC) d’Antananarivo indique que sept autres personnes sont désormais impliquées dans le dossier, tandis que les lingots saisis ont été transférés à la Banque centrale de Madagascar.
Sept personnes déjà impliquées
La saisie est intervenue dimanche 13 septembre, à bord d’un vol à destination d’Addis-Abeba. Après l’ouverture d’une enquête par le PAC, sept personnes sont actuellement mises en cause, en plus de la femme qui transportait l’or.
Selon Ramorasata Jessé, procureur de la République près le PAC d’Antananarivo par intérim, cinq des personnes impliquées sont des agents des douanes et deux autres travaillent au sein de la Société Professionnelle de Sûreté et de Sécurité (SPSS), qui est le Service de sécurité aéroportuaire. L’enquête se poursuit afin d’identifier les véritables responsables du réseau et de déterminer le propriétaire de l’or saisi. « L’enquête est toujours en cours pour remonter jusqu’aux véritables responsables de ce réseau et rechercher le propriétaire de ces ors », précise-t-il.
Le dossier ne se limite donc pas à la personne interpellée avec les lingots. Les enquêteurs cherchent désormais à établir les différents rôles dans cette opération d’exportation illicite.
L’or placé sous la garde de l’ARAI
Concernant les lingots saisis, le PAC a déjà rendu une décision ordonnant leur saisie. Leur conservation a été confiée à l’Agence de Recouvrement des Avoirs Illicites (ARAI). Après vérification, l’or pésait 5 kg 678 g et se trouve désormais à la Banque centrale de Madagascar. Avant leur transfert, ces vérifications ont été nécessaires, selon l’ARAI. « Nous avons d’abord vérifié qu’il s’agissait bien d’or, puis procédé à son pesage », explique Rajhonson Rado, directeur général de l’ARAI.
Ces opérations ont permis d’établir officiellement le poids des objets saisis. L’ARAI assure ainsi leur conservation dans le cadre de la procédure judiciaire en cours. De son côté, le PAC poursuit les investigations pour remonter l’ensemble du réseau.




