ESAAMLG : Madagascar prend la présidence d’un réseau régional contre le blanchiment de capitaux
Madagascar assure, à partir de ce septembre 2026, la présidence de l’ESAAMLG, un réseau régional engagé dans la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme. Cette responsabilité a été officialisée lors de la 22e réunion du groupe, organisée à Kigali, au Rwanda, du 31 août au 5 septembre 2026. Elle permet à la Grande Île de participer directement aux décisions régionales et de renforcer sa coopération avec ses partenaires.
Un réseau régional contre les flux financiers illicites
L’ESAAMLG, ou Groupe d’action contre le blanchiment de capitaux en Afrique orientale et australe, rassemble des pays de cette région. Son rôle est de coordonner les efforts contre les mouvements financiers liés aux activités criminelles et au financement du terrorisme. Le groupe favorise l’échange d’informations, l’évaluation des dispositifs nationaux et l’adoption de normes communes. Il contribue aussi au renforcement des capacités des institutions chargées de surveiller les opérations financières.
La présidence malgache intervient dans un contexte où la lutte contre les flux financiers illicites reste une priorité pour les États. Elle représente ainsi une occasion de mieux faire entendre les intérêts de Madagascar dans les discussions régionales.
Une responsabilité importante pour Madagascar
Le ministre de l’Économie et des Finances, Dr Ramiarison Herinjatovo Aimé, assure la présidence du Conseil des ministres de l’ESAAMLG. De son côté, le directeur général par intérim du SAMIFIN, Dr Haja Lalao Razanamanana, représente Madagascar à la tête du Task Force of Senior Officials.
Dans son communiqué, le SAMIFIN a expliqué que durant ce mandat, Madagascar souhaite donner la priorité au suivi de la troisième évaluation mutuelle, afin de progresser dans la mise en œuvre des recommandations régionales. Le pays entend également renforcer la lutte contre les financements illicites liés aux secteurs extractifs et aux jeux d’argent.
L’amélioration de la collecte et du partage des informations, ainsi que le développement d’une surveillance fondée sur les risques, figurent aussi parmi les axes annoncés. Une attention particulière sera accordée aux opérateurs intervenant dans la finance virtuelle.
Cette présidence devrait permettre à Madagascar de consolider les compétences de ses institutions, de développer ses partenariats techniques et financiers et de renforcer sa crédibilité sur la scène internationale.




