Détecter plus tôt pour mieux protéger : Madagascar renforce sa surveillance sanitaire
La validation du Plan stratégique national de surveillance de la santé publique (PSNSSP), le 31 août 2026, doit permettre à Madagascar de renforcer sa capacité à détecter rapidement les menaces sanitaires et à mieux organiser les réponses aux éventuelles urgences. Un investissement jugé essentiel pour protéger la population face aux risques sanitaires qui peuvent rapidement dépasser les frontières.
Détecter avant que la menace ne s’étende
La surveillance de la santé publique joue un rôle central dans la sécurité sanitaire. Elle consiste notamment à recueillir et analyser les informations sur les maladies et autres événements sanitaires afin d’identifier rapidement l’apparition ou l’évolution d’une menace. Une détection précoce permet aux autorités d’alerter les acteurs concernés, d’anticiper les risques et de mettre en place plus rapidement les mesures de prévention et de riposte. Dans un contexte où une menace sanitaire détectée dans un pays peut se propager à d’autres territoires, disposer d’un système efficace constitue donc un enjeu qui dépasse le seul cadre national.
C’est dans cette perspective que Madagascar vient de valider son PSNSSP. Le document doit servir de feuille de route commune aux différents acteurs impliqués dans la surveillance sanitaire. L’atelier de validation du plan a réuni les responsables et principaux acteurs concernés par la surveillance sanitaire, ainsi que les partenaires engagés dans l’approche « Une seule santé » (One Health). Cette approche prend en compte les liens entre la santé humaine, la santé animale et l’environnement.
Surveillance, alerte et riposte
La stratégie a ainsi été élaborée conjointement par le ministère de la Santé publique, le ministère de l’Élevage et le ministère de l’Environnement et du Développement durable. Cette coordination doit notamment permettre d’éviter la dispersion des initiatives et de favoriser une action plus cohérente face aux risques sanitaires. Présent lors de l’atelier, le Secrétaire général du ministère de la Santé publique, Dr Ephraïm Stephanson Randrianambinina, a réaffirmé la volonté du ministère de renforcer le système national de surveillance et de faire de la sécurité sanitaire une priorité.
Pour le Chargé d’Affaires par intérim de l’Ambassade des États-Unis à Madagascar, Steve Bremner, l’investissement dans la surveillance sanitaire constitue un moyen particulièrement efficace de protéger les populations. Selon lui, lorsqu’une menace est détectée rapidement, les autorités disposent de davantage de temps pour intervenir avant sa propagation. Les États-Unis ont accompagné l’élaboration du PSNSSP à travers le projet DataFi. L’Ambassade américaine salue cette validation, qui offre désormais aux acteurs malgaches une orientation commune pour les prochaines années.
Au-delà de l’adoption du document, l’enjeu sera donc de traduire cette feuille de route en capacités concrètes de surveillance, d’alerte et de riposte. À Madagascar comme ailleurs, la capacité à identifier une menace suffisamment tôt peut faire la différence entre un événement sanitaire maîtrisé et une crise de plus grande ampleur.




