COP27: Barkat et Riantsoa portent la voix des jeunes Malgaches à Oulan-Bator
Deux jeunes délégués malgaches prennent part aux préparatifs de la COP17 de la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification. À Oulan-Bator, Barkat et Riantsoa participent aux échanges consacrés à la dégradation des terres, à la sécheresse et à la place de la jeunesse dans les décisions environnementales.
Apprendre à négocier avant de prendre la parole
Avant d’entrer dans les discussions internationales, les deux représentants malgaches ont suivi la Youth Negotiators Academy, organisée les 13 et 15 août. Cette formation leur a permis de se familiariser avec les mécanismes de négociation et les enjeux techniques liés aux discussions sur les terres et la sécheresse. Le programme devait également les préparer à intervenir dans un cadre où se côtoient diplomates, experts et représentants de différents pays. Pour Barkat et Riantsoa, l’enjeu est donc aussi de pouvoir défendre leurs positions avec les outils nécessaires face à des interlocuteurs expérimentés. Leur présence à Oulan-Bator est soutenue par l’UNICEF Madagascar. Elle intervient dans le cadre de la pré-COP17 de l’UNCCD, la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification. La conférence se déroulera autour du thème « Restoring Land, Restoring Hope ». Elle réunira les représentants des 197 Parties à la Convention, ainsi que des scientifiques, des membres de la société civile et des jeunes engagés sur les questions environnementales.
Un sujet qui concerne directement Madagascar
Pour Madagascar, les discussions sur la dégradation des terres ne relèvent pas uniquement des négociations internationales. La dégradation des sols et les épisodes de sécheresse touchent directement les populations, notamment dans les zones où l’agriculture constitue une source essentielle de revenus et de nourriture. La participation des deux jeunes délégués prend ainsi une dimension particulière. Ils doivent porter les préoccupations de la jeunesse malgache dans des échanges qui concernent directement son avenir. Les décisions prises sur la gestion des terres, l’adaptation à la sécheresse ou encore la restauration des écosystèmes auront des conséquences sur les générations futures. Leur présence permet donc de rappeler que les jeunes ne sont pas seulement concernés par ces choix : ils peuvent aussi contribuer à leur élaboration.




