Programme Fanarenana : 90 % de réalisation après six ans d’action dans le secteur pénitentiaire
Le programme Fanarenana arrive à son terme après six ans d’intervention à Madagascar. Avec un taux de réalisation de 90 %, il a permis de mener plusieurs actions pour améliorer les conditions de détention, soutenir la réinsertion socio-professionnelle des personnes détenues et renforcer les conditions de travail du personnel pénitentiaire.
Des résultats concrets dans les établissements
Financé par l’Agence française de développement (AFD), Fanarenana a été mis en œuvre à travers trois projets portés par trois consortiums. Parmi eux, le projet ProDIP, consacré à la dignité des personnes détenues à Madagascar, est intervenu dans quatre domaines : la nutrition, l’eau, l’hygiène et l’assainissement, le développement agricole et l’accompagnement des institutions publiques.
Les actions réalisées ont produit plusieurs résultats. L’accès à l’eau et à l’hygiène atteint désormais 75 % parmi les personnes détenues. Sur le plan nutritionnel, 81 % des personnes malnutries prises en charge ont retrouvé un état nutritionnel satisfaisant.
De plus, dans les camps pénaux, 52 hectares de terres sont actuellement cultivés selon des pratiques agroécologiques. Cette production contribue à l’approvisionnement des maisons centrales et permet aussi aux personnes détenues de développer des compétences agricoles.
Le programme a également permis de réhabiliter ou de construire plusieurs infrastructures. Des points d’eau, des installations d’assainissement, des dortoirs, des bureaux et des espaces de travail ont ainsi été améliorés.
Miser sur les compétences pour préparer la réinsertion
D’un côté, le programme a pu également préparer le retour dans la société des personnes détenues. Cette activité a aussi occupé une place importante. Des formations en alphabétisation, en cuisine, en fabrication de savon et en production de charbon écologique ont notamment été proposées. La formation agricole dans les camps pénaux constitue également un moyen de renforcer l’autonomie alimentaire des établissements et de préparer les personnes détenues à leur réinsertion professionnelle.
Lors de l’atelier de clôture organisé hier, le Directeur général de l’Administration pénitentiaire a souligné que ces formations permettent aux détenus d’envisager leur avenir avec plus de confiance. Elles peuvent notamment les aider à développer une activité génératrice de revenus après leur sortie. La fin de Fanarenana marque ainsi une nouvelle étape pour l’administration pénitentiaire. Les acquis du programme doivent désormais servir de base à la poursuite des efforts en faveur de conditions de détention plus humaines et d’une meilleure réinsertion.




