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Economie

Agriculture - Un potentiel de 36 millions d’hectares à mieux exploiter

15/07/2026 16:20 © Moov

Le secteur agricole malgache concentre de grandes opportunités, mais doit encore surmonter plusieurs obstacles.

La bataille de la productivité

Près de 9 millions de personnes vivent aujourd’hui dans une situation d’insécurité alimentaire à Madagascar. En parallèle, 42 % des enfants de moins de cinq ans souffrent d’un retard de croissance. Ces chiffres rappellent que l'agriculture fait encore face à de nombreux défis. Pourtant, le pays dispose d'un fort potentiel de développement. Madagascar compte près de 36 millions d’hectares de terres cultivables. Pourtant, seulement 12 millions d’hectares font l’objet d’une exploitation. Le climat permet plusieurs cycles de production au cours de l’année, tandis que la biodiversité offre de nombreuses possibilités de développement. L’agriculture occupe une place centrale dans l’économie nationale. Le secteur génère près de 25 % du produit intérieur brut (PIB), fournit 80 % des emplois en milieu rural et représente 34 % des exportations.
Malgré ce potentiel, les résultats restent limités. Seules 10 % des terres cultivées atteignent un niveau de production optimal. Les rendements des principales cultures demeurent faibles. Le riz produit environ 2 tonnes par hectare, soit deux fois moins que dans plusieurs pays d’Asie du Sud-Est. Le maïs atteint seulement 1,4 tonne par hectare, tandis que le manioc affiche un rendement d’environ 9 tonnes.

Des opportunités encore nombreuses

Plusieurs obstacles freinent les progrès. Seul un agriculteur sur dix utilise des semences améliorées. L’usage des engrais reste faible et les équipements agricoles modernes manquent encore dans de nombreuses exploitations. Les cyclones et les sécheresses aggravent également la situation en détruisant chaque année une part importante des récoltes.
Les difficultés concernent aussi les infrastructures. Les routes rurales dégradées ralentissent le transport des produits vers les marchés. Le manque de centres de stockage et d’unités de transformation provoque d’importantes pertes après les récoltes. Les systèmes d’irrigation couvrent encore peu de surfaces, tandis que l’accès au financement limite les investissements des producteurs. Pourtant, les opportunités restent nombreuses. Les exportations agricoles dépassent déjà un milliard de dollars par an. Des régions comme Alaotra-Mangoro, Sofia, Boeny et Diana disposent encore de vastes superficies cultivables et de filières prometteuses.

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