Sommet sur l’enseignement de l’anglais : bien plus qu’une langue, l’anglais est un moteur d’opportunités
Réunis à l’École Normale Supérieure (ENS) d’Antananarivo ce 17 juin 2026, enseignants, formateurs et responsables éducatifs ont lancé un Sommet sur l’enseignement de l’anglais. Soutenue par les États-Unis, cette initiative vise à renforcer les compétences linguistiques des élèves et des enseignants, tout en ouvrant davantage Madagascar sur le monde.
Renforcement des compétences pédagogiques
L’amélioration de l’enseignement de l’anglais constitue aujourd’hui un enjeu stratégique pour Madagascar. C’est le message fort porté lors de l’ouverture du Sommet sur l’enseignement de l’anglais, organisé ce mercredi à l’École Normale Supérieure (ENS) d’Antananarivo, à Ampefiloha. L’événement a été inauguré par le Conseiller à la Communication et aux Affaires culturelles de l’Ambassade des États-Unis à Madagascar, Craig Ferguson, et la ministre de l’Éducation nationale, Sendra Rajaonarison. Ils étaient accompagnés de Gena Rhoades, responsable régionale des programmes d’enseignement de l’anglais au Département d’État américain, ainsi que de représentants des ministères de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique ; ainsi que de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle.
Financé par le gouvernement américain et organisé en partenariat avec l’Association des professeurs d’anglais de Madagascar (ELTA Madagascar), le sommet réunit pendant deux jours une cinquantaine de participants venus de différentes régions du pays. Professeurs d’université, enseignants du secondaire et formateurs du ministère de l’Éducation nationale participent à des tables rondes et à des ateliers pratiques destinés à renforcer leurs compétences pédagogiques.
Un pont vers des opportunités internationales
L’objectif du sommet est d’améliorer la qualité de l’enseignement de l’anglais dans les salles de classe malgaches, mais aussi de renforcer les programmes scolaires et les échanges entre professionnels du secteur. À travers cette démarche, les organisateurs souhaitent bâtir une communauté d’enseignants mieux connectée et plus dynamique à l’échelle nationale.
Selon Craig Ferguson, l’anglais représente bien plus qu’une matière scolaire. Il constitue une passerelle vers les échanges académiques, les formations internationales et les collaborations professionnelles. « L’anglais, c’est une opportunité. C’est un pont vers les échanges éducatifs, l’épanouissement professionnel et la collaboration internationale », a-t-il déclaré devant les participants. Ainsi, les retombées attendues vont bien au-delà du milieu éducatif. Un meilleur enseignement de l’anglais permettrait à davantage d’élèves malgaches d’accéder à des formations et à des opportunités internationales. Il contribuerait également à former une nouvelle génération d’enseignants capables de préparer efficacement les jeunes aux exigences d’un monde de plus en plus connecté.
Une réforme éducative en toile de fond
Cette initiative intervient alors que le ministère de l’Éducation nationale poursuit une réforme ambitieuse du système éducatif. L’objectif est d’adapter les enseignements aux réalités contemporaines et aux besoins de développement de Madagascar. La ministre Sendra Rajaonarison a réaffirmé l’engagement de son département à travailler avec ses partenaires pour améliorer la qualité de l’éducation. Le sommet doit notamment permettre de renforcer les pratiques en classe, d’enrichir les programmes scolaires et de consolider le réseau national des enseignants d’anglais.
Pour les États-Unis, cette rencontre illustre l’importance du partenariat développé avec Madagascar depuis plus d’un siècle et demi. Alors que les Américains célèbrent le 250e anniversaire de leur indépendance ainsi que 160 années de coopération avec la Grande Île, ce sommet met l’accent sur un domaine jugé essentiel : le développement du capital humain.




