• Cours de change
  • 4 399,93 AR
  • |
  • $3 987,83 AR
Copyright Image : © I.A Rvk.Png
Image
Economie

LFR 2026 : Madagascar maintient un niveau d’endettement jugé modéré, selon le ministre de l'Economie

16/06/2026 14:30 © Moov.Mg

Face aux interrogations soulevées par le projet de Loi de finances rectificative (LFR) 2026, le ministre de l’Économie et des Finances, Hery Ramiarison, a tenu à rassurer les députés et les citoyens. Selon lui, la situation de la dette publique malgache reste maîtrisée et ne présente pas de risque immédiat pour le pays.

Une dette sous contrôle, selon le Gouvernement

Dans une interview accordée aux journalistes à Tsimbazaza, hier 15 juin 2026, le ministre de l’Économie et des Finances a expliqué que Madagascar demeure actuellement dans une catégorie de niveau d’endettement modéré. Une situation qui signifie que le pays ne fait pas face à une menace imminente de crise de la dette. Le Dr Hery Ramiarison a indiqué que chaque projet d’emprunt fait l’objet d’analyses approfondies avant toute décision. Les conditions de financement, notamment les taux d’intérêt, sont examinées avec prudence. Lorsque les coûts sont jugés trop élevés, les options concernées sont écartées afin de préserver l’équilibre des finances publiques.

Le ministre a rappelé que le budget de l’État est structurellement déficitaire. Les recettes fiscales ne suffisent pas à couvrir l’ensemble des dépenses publiques, obligeant le Gouvernement à rechercher d’autres sources de financement. Parmi celles-ci figurent les bons du Trésor, les avances de la Banque centrale ainsi que les financements accordés par les partenaires techniques et financiers tels que la Banque mondiale ou l’Union européenne. Ces ressources permettent de financer des projets de développement et de combler l’écart entre les recettes et les dépenses.

Le recours à l’emprunt pour financer le développement

Pour le membre du Gouvernement, l’endettement n’est pas problématique en soi. L’enjeu principal réside dans l’utilisation efficace des fonds empruntés. Il a souligné que les investissements doivent produire des infrastructures durables et de qualité afin de générer de véritables retombées économiques. Le ministère assure également un suivi régulier des projets financés grâce aux emprunts et aux appuis des bailleurs de fonds. Plusieurs revues de portefeuille ont été réalisées afin d’identifier les obstacles ralentissant l’exécution des programmes.

Cette démarche vise à garantir que les investissements contribuent effectivement à la croissance économique du pays. Le Gouvernement s’appuie notamment sur les priorités définies dans la Politique générale de l’État pour orienter les financements vers les secteurs stratégiques.

Préserver l’économie face aux défis des infrastructures

Le ministre a rappelé que l’économie malgache reste fragile et que la coopération avec les partenaires internationaux demeure indispensable. Cette nécessité s’explique notamment par l’état des infrastructures économiques du pays.

Selon les estimations présentées, la dégradation des routes, des installations énergétiques, des ports et des aménagements agricoles entraîne chaque année des pertes équivalant à près de 2 % du produit intérieur brut de Madagascar. Dans ce contexte, le recours à des financements extérieurs apparaît comme un levier essentiel pour soutenir la modernisation du pays tout en maintenant un niveau d’endettement jugé soutenable.

Lire la suite

Articles Similaires