SAVA : La capitale de la vanille face aux enjeux du tourisme
La région SAVA présente ses atouts touristiques au Salon ITM malgré des contraintes
Coopération attendue
L’Office Régional du Tourisme de la SAVA prend part à la 12e édition du Salon International du Tourisme de Madagascar (ITM). Selon Stano Jaonasy, assistant du directeur exécutif et directeur exécutif par intérim, la mission principale de l’office consiste à promouvoir la destination SAVA. Région parmi les plus verdoyantes de Madagascar, cette dernière se distingue par une biodiversité remarquable. « Elle s’impose aussi comme la capitale mondiale de la vanille. En complément de cette culture emblématique, la région produit également du girofle et d’autres épices. Elle abrite également des espèces rares, dont le lémurien blanc, présent uniquement dans cette zone » a-t-il expliqué.
Malgré ces atouts, l’accessibilité reste un frein majeur. Les vols depuis Antananarivo affichent des tarifs élevés, ce qui limite fortement les arrivées de visiteurs. Cette situation ralentit la croissance du tourisme local. Pour y répondre, les acteurs du secteur renforcent la promotion de la destination et cherchent à améliorer sa visibilité. Ils encouragent également une meilleure coopération avec les compagnies aériennes ainsi que l’amélioration des infrastructures routières.
Défi local
Du côté des professionnels du tourisme, les contraintes persistent. Christian Royanito, responsable du volet conservation et responsable d’agence au sein de Marojejy Vanilla Winds, développe des circuits dans le Grand Nord, notamment dans la SAVA. Ce cadre souligne la diversité des paysages de la région. Il met aussi en valeur la richesse de la faune et de la flore. « Ces atouts permettent de proposer des expériences adaptées à différents types de voyageurs » selon lui. Cependant, les perturbations des liaisons aériennes compliquent les déplacements. Retards et annulations fréquents entre Antananarivo et la SAVA désorganisent les circuits touristiques.
La sensibilisation des communautés locales reste également un défi. Selon toujours ce responsable, certaines espèces animales suscitent encore des peurs ou des incompréhensions. Cette situation limite leur valorisation dans le tourisme




