Droits de l’Homme : à Wuhan, Madagascar découvre une approche centrée sur le bien-être des populations
À Wuhan, dans la province du Hubei en Chine, les échanges autour des droits de l’Homme ont pris une dimension concrète. À travers la visite thématique « Action pour les droits de l’Homme : la Chine 2026 », des experts internationaux, dont une représentante de Madagascar, ont découvert une approche basée sur une idée centrale : « une vie heureuse pour les gens est le plus grand des droits de l’Homme ».
Mettre l’humain au cœur de la réflexion sur les droits
La délégation composée d’experts et de représentants de plusieurs pays, notamment Madagascar, la Mongolie, le Chili, l’Uruguay et les Philippines, ainsi que des universitaires chinois, a effectué des visites de terrain pour comprendre comment cette vision est appliquée dans la vie quotidienne à Wuhan. Lors de la visite à l’Université de Wuhan, les participants ont été initiés aux travaux menés dans le domaine des droits de l’Homme. Wu Dezhi, vice-doyen de l’Institut des droits de l’Homme de l’université, a expliqué que la protection des droits ne se limite pas aux textes ou aux principes juridiques, mais doit aussi se mesurer à travers le sentiment de satisfaction et de bien-être ressenti par la population.
L’Université de Wuhan dispose depuis 2014 d’un Institut des droits de l’Homme. Mais ses recherches dans ce domaine remontent aux années 1940, avec des travaux académiques portant notamment sur les fondements théoriques des droits humains. Aujourd’hui, l’établissement propose des formations couvrant différents aspects, comme les droits dans les domaines économique et social ou encore la protection des personnes en situation de handicap.
Des initiatives locales visant à améliorer la vie des habitants
Pour Rajaobarielina Faratiana, directrice du Département des affaires juridiques, consulaires et des différends du ministère malgache des Affaires étrangères, cette expérience a permis d’élargir sa perception des droits de l’Homme. « Là d’où je viens, le droit de l’Homme, c’est égal à liberté, mais rarement on met l’homme au centre de la question. Et c’est ce que j’ai pu voir à travers cette visite », a-t-elle déclaré. Elle a également souligné l’importance de la formation et de la recherche dans ce domaine. Selon elle, découvrir qu’il existe des spécialisations universitaires consacrées aux droits de l’Homme constitue un élément important pour l’avenir de cette discipline à l’échelle mondiale.
Au-delà des salles de cours, la visite a également permis aux participants d’observer des initiatives locales visant à améliorer la vie des habitants. Dans le quartier historique et culturel de Tanhualin, les visiteurs ont découvert un modèle basé sur la participation collective des habitants, des commerçants et des acteurs locaux. La création d’une alliance réunissant les commerçants du quartier a permis de renforcer la coopération entre les différents acteurs. Plus d’une centaine de commerçants participent aujourd’hui à cette dynamique commune pour préserver l’identité du quartier tout en répondant aux besoins des habitants.
Une expérience qui nourrit les échanges internationaux
Les initiatives mises en place dans la communauté ont particulièrement retenu l’attention des visiteurs : espaces sportifs pour les résidents, services de repas adaptés aux personnes âgées ou encore activités de formation autour de la cuisine solidaire. Ces actions montrent une volonté d’associer la préservation du patrimoine, le développement local et l’amélioration du quotidien des habitants.
Pour la représentante malgache, Wuhan représente une autre facette de la Chine, marquée par l’importance accordée aux infrastructures, à l’environnement et à l’organisation communautaire. « Wuhan, c’est tout aussi la Chine, toujours fidèle à elle-même, c’est grandiose, c’est sain », a-t-elle affirmé, en encourageant les échanges et les visites entre les peuples.
À travers cette rencontre, les participants ont pu confronter leurs expériences et leurs visions sur la manière de promouvoir les droits humains. À Wuhan, le message porté par les organisateurs est que les droits de l’Homme se traduisent aussi dans les réalités quotidiennes : un environnement préservé, des services accessibles, une communauté solidaire et une population qui participe à la construction de son avenir.




