Recrutement Ampahibemaso : Six cent six enseignants et agents bientôt intégrés dans la fonction publique
Le ministère de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle (METFP) a achevé, ce jour à Analamanga, le processus de recrutement public des vacataires et agents éducatifs. L’objectif consiste à intégrer progressivement 606 personnels au sein de la fonction publique.
Un recrutement public placé sous le signe de la transparence
Le processus de recrutement a concerné des enseignants vacataires, des bénévoles, des sortants de l’ENSET ainsi que des agents administratifs ayant travaillé durant plusieurs années dans les établissements techniques sans bénéficier d’un statut officiel. Pour cette première phase, 250 personnes ont été retenues à Analamanga, tandis qu’une seconde vague permettra l’intégration de 356 autres agents.
Dirigée par le ministre de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle, Dr Andriamampandry Todisoa Manampy, l’opération a été organisée sous forme d’« ampahibemaso », un système de sélection publique visant à garantir la transparence du processus. Depuis le 11 mai 2026, des membres de la commission de recrutement et des techniciens se sont rendus dans les 22 régions du pays, accompagnés notamment de représentants du BIANCO et des autorités locales.
Une réponse aux besoins du secteur éducatif
Durant les séances publiques, chaque candidat a pu vérifier ses informations personnelles ainsi que les points obtenus selon plusieurs critères définis par le ministère. Parmi les éléments pris en compte figuraient l’ancienneté dans l’enseignement, les diplômes, l’âge, le volume horaire assuré ainsi que les compétences spécifiques des candidats.
Selon le ministre, cette initiative représente une étape importante après plusieurs années d’attente pour de nombreux enseignants et personnels éducatifs. Certains auraient exercé pendant quinze à vingt ans sans poste budgétaire ni salaire stable. Le METFP souligne ainsi sa volonté de corriger les inégalités accumulées au fil des années et de renforcer la bonne gouvernance dans le recrutement des agents publics.
Le ministère rappelle également que plusieurs lycées techniques et centres de formation récemment créés manquent encore d’enseignants et de personnels administratifs. Dans cette perspective, il sollicite une augmentation des postes budgétaires dans le cadre de la loi de finances rectificative afin de poursuivre les recrutements et répondre aux besoins croissants du secteur éducatif à Madagascar.




