Digitalisation : Plus de 7 millions de ménages concernés par le Registre Social Unique
Le Registre Social Unique (RSU), mis en place par l’État malgache, vise à recenser plus de 7,7 millions de ménages afin d’améliorer le ciblage des aides sociales et le développement des politiques publiques.
Un outil stratégique pour mieux identifier les ménages vulnérables
Le gouvernement malgache poursuit le déploiement du Registre Social Unique (RSU), considéré comme un outil stratégique destiné à renforcer les dispositifs de protection sociale dans le pays. Selon les informations communiquées par le ministère de la Population et des Solidarités, plus de 7.785.000 ménages répartis à travers Madagascar sont concernés par cette opération d’enregistrement.
Le RSU permet de collecter et de centraliser des informations sur les conditions de vie des ménages afin d’identifier plus précisément les familles en situation de vulnérabilité. L’objectif est de disposer d’une base de données fiable pouvant servir de référence dans la mise en œuvre des programmes sociaux et des interventions publiques.
Les autorités expliquent que l’inscription concerne notamment les ménages vulnérables ou à faibles revenus. Les agents chargés du recensement effectuent les enregistrements directement auprès des foyers ou au niveau des bureaux sociaux installés dans certaines localités.
Une meilleure gestion des aides sociales
À travers ce registre, l’État entend améliorer la transparence et l’efficacité dans la distribution des aides sociales. Le RSU devrait notamment faciliter le ciblage des bénéficiaires lors des interventions d’urgence, des programmes de soutien financier ou encore des projets de développement communautaire.
Le dispositif permettra également aux autorités de disposer de données actualisées pour orienter les politiques publiques et mieux évaluer les besoins réels de la population. Outre l’aspect social, le Registre Social Unique est également présenté comme un outil d’aide à la planification et au développement économique. Grâce aux données collectées, les décideurs pourront mieux adapter les projets aux réalités des différentes régions du pays.
Le programme bénéficie de l’appui de plusieurs partenaires techniques et financiers, dont la Banque mondiale, dans le cadre du renforcement de la gouvernance numérique et sociale à Madagascar.




