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Nationale

Antsanitia Mahajanga - La rentrée difficile après le cyclone Fytia

20/05/2026 16:15 © Moov

Touchée par le cyclone Fytia, l’école d’Antsanitia Mahajanga poursuit ses activités grâce à une tente et au soutien de l’UNICEF.

Des infrastructures scolaires fortement endommagées

L’école primaire publique d’Antsanitia accueille 394 élèves dont 42 en classe de 7ème, et affiche un taux de réussite de 93 % aux derniers examens. Malgré ces bons résultats, l’établissement affronte encore les conséquences du cyclone Fytia, qui a frappé le nord-ouest de Madagascar en janvier 2026. La tempête a fortement touché les infrastructures scolaires. Sur les huit salles de classe, cinq restent inutilisables après les inondations et les dégâts matériels. Pour garantir la continuité des cours, l’UNICEF a installé une grande tente servant de salle de classe provisoire.
Sous cette structure, les élèves poursuivent leurs apprentissages dans des conditions simples mais organisées. En classe de 7ème, le cours de sciences de la vie et de la Terre suscite beaucoup d’intérêt. Le thème du jour, « le poisson », capte l’attention de Francia, 12 ans, concentrée malgré la chaleur.

L’UNICEF renforce le matériel scolaire

La directrice de l’école, Rasamison Elliana, également enseignante, dynamise les cours avec une phrase rituelle : « Tsy mandany lera ». Les élèves répondent en chœur : « Samy mianatra izaho sy ianao ». Ce rituel installe une ambiance motivante et maintient le rythme scolaire. L’UNICEF fournit également des kits scolaires et récréatifs. Cahiers, stylos et crayons permettent aux élèves de reprendre les cours après la perte de leur matériel. Des ballons de football et de volley accompagnent aussi les moments de détente. « Avant, on jouait avec un ballon fait de sachets plastiques. Maintenant, j’aime beaucoup le nouveau ballon », confie une étudiante.
Le quotidien reste compliqué pour les enfants. Francia vit à Ankabokabe, à environ trois kilomètres de l’école. Chaque jour, elle traverse un canal en pirogue pour rejoindre sa classe. Malgré les difficultés et la baisse de motivation après la longue interruption des cours, elle poursuit ses efforts. Son rêve consiste à devenir sage-femme et réussir le CEPE. Elle souligne que ses parents n’ont pas fréquenté l’école, mais souhaite avancer jusqu’au bout de son parcours scolaire. Pour soutenir les apprentissages, l’établissement organise des cours de rattrapage le samedi et propose des exercices de révision réguliers. Malgré les difficultés liées au cyclone, l’école poursuit sa mission éducative auprès des enfants du village.

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