Agroalimentaire et cantines scolaires : Des solutions locales pour mieux nourrir Madagascar
Soixante-sept (67) acteurs de la transformation agroalimentaire et de la restauration scolaire se sont réunis à Madagascar lors d’un atelier technique. L’objectif est d’identifier les contraintes et proposer des solutions pour valoriser les produits locaux et améliorer durablement l’alimentation des élèves.
Transformer localement pour mieux valoriser les productions
La transformation des cultures vivrières locales apparaît comme un levier stratégique pour renforcer la sécurité alimentaire. Lors de cet atelier co-organisé par l’ESSA, l’ED SVE, le FOFIFA et le CIRAD dans le cadre du projet ITALIQ, les participants ont analysé les difficultés rencontrées par les transformateurs.
Les enquêtes menées en amont ont mis en évidence plusieurs contraintes majeures, notamment la maîtrise insuffisante des procédés techniques tels que le séchage et le stockage. À cela s’ajoute un besoin de diversification des produits afin de mieux répondre aux attentes du marché. Les acteurs ont également insisté sur l’importance des formations pratiques sur site pour améliorer la qualité des produits et faciliter leur commercialisation.
Ces pistes visent à renforcer la compétitivité des filières locales, tout en réduisant les pertes post-récolte et en augmentant la valeur ajoutée des productions agricoles.
Cantines scolaires : vers une approche intégrée et durable
Du côté de la restauration scolaire, les discussions ont permis de dégager trois priorités essentielles. La première concerne l’approvisionnement régulier en produits locaux, qui nécessite une meilleure coordination entre producteurs, transformateurs et gestionnaires d’écoles.
Ensuite, la diversification des repas a été mise en avant, notamment à travers la promotion des jardins scolaires et de l’éducation nutritionnelle. L’approche “de la parcelle à l’assiette” vise à sensibiliser les élèves à une alimentation équilibrée tout en valorisant les ressources locales.



