Liberté de la presse - Les députés prennent la parole
Plus de vingt députés ont consacré plus de sept heures hier à une consultation nationale sur la réforme des lois régissant la communication.
Deuxième consultation nationale
La rencontre s’est tenue à l’hôtel Carlton Anosy et s’inscrit dans le cadre de la deuxième consultation nationale dirigée par le « Comité ad hoc », en collaboration avec les partenaires du ministère de la Communication et de la Culture. Le président de la Commission de la Communication et la commission en charge des lois ont participé activement aux échanges.
Le ministre Gascar Fenosoa, a félicité l’engagement des députés. « Vous avez choisi de rester et de participer aux discussions, sans rester spectateurs. Cela prouve votre intérêt et l’importance que vous accordez à l’amélioration du journalisme et de la communication à Madagascar », a-t-il déclaré lors du discours de clôture.
Première plateforme pour les députés
Pour la première fois, les députés ont disposé d’une plateforme pour exprimer leurs idées lors de l’élaboration d’une loi. Habituellement, le texte arrive déjà rédigé et les commissions se contentent d’examiner les propositions. Les députés ont suivi l’agenda jusqu’à la fin, en fin d’après-midi, et ont partagé des observations et des suggestions concrètes. Le député Fetra Rakotondrasoa, président de la Commission de la Communication, a souligné que ces échanges faciliteront le travail du bureau parlementaire. La consultation a ciblé les activités liées à l’essor des nouvelles technologies, comme la presse en ligne, les créateurs de contenu, les lanceurs d’alerte et le fact-checking. La première consultation a permis de réviser des articles menaçant la liberté d’expression et d’améliorer le statut de l’Ordre des Journalistes de Madagascar (OJM). Ces modifications transitent actuellement par le cabinet ministériel.
Depuis novembre, le ministre priorise la réforme des lois sur la communication médiatisée. Le PNUD, l’Unesco, le Fonds pour la consolidation de la paix et le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme soutiennent cette initiative. L’intervention de Joan Barata, expert international de l’Unesco, a apporté des exemples de lois adoptées dans d’autres pays africains, offrant des repères pour Madagascar.




