Mpox : 731 cas confirmés à Madagascar
À Madagascar, le virus Mpox circule activement. Le 28 mars 2026, le ministère de la Santé publique signale 321 cas suspects et 731 cas confirmés en laboratoire.
Régions touchées
Les régions les plus touchées incluent Boeny, avec Mahajanga comme foyer principal, Analamanga, qui englobe Antananarivo, et Vakinankaratra, notamment Antsirabe. Dans ce contexte, marqué par la saison cyclonique et les déplacements de population, l’Institut Pasteur dépêche le coordinateur de sa task force d’intervention d’urgence à Madagascar. Sur place, il collabore avec le ministère de la Santé publique et les équipes locales pour conduire une investigation épidémiologique. « Les données collectées permettent d’identifier les sources de contamination, de suivre la propagation du virus et de guider les mesures de prévention et de contrôle », selon les autorités.
« Le virus Mpox représente un risque réel pour la santé publique lorsqu’il circule dans plusieurs zones. Notre rôle consiste à fournir une expertise scientifique pour comprendre les chaînes de transmission et soutenir une réponse nationale rapide et adaptée », explique Michael Casera, coordinateur de la task force à Paris.
Prévention et recommandations des experts
La saison cyclonique complique le contrôle de l’épidémie. Les déplacements massifs de population et les regroupements temporaires dans des structures d’urgence compliquent l’accès aux soins. Les perturbations des infrastructures sanitaires rendent la surveillance épidémiologique plus difficile.
Le Mpox, anciennement appelé variole simienne, se transmet par contact direct avec les lésions cutanées, les fluides biologiques ou les objets contaminés, ainsi que par contact rapproché entre personnes. Les principaux symptômes se présentent sous forme de fièvre, de douleurs musculaires et d’éruptions cutanées. Des mesures de prévention adaptées limitent efficacement la transmission. « Bien que souvent modérée, la maladie exige des investigations approfondies pour comprendre la transmission et les facteurs de risque. Les informations recueillies permettront au ministère de la Santé publique d’améliorer les mesures de prévention et les recommandations », précise le Dr Rindra Randremanana, responsable de l’Unité d’Épidémiologie et de Recherche Clinique à l’Institut Pasteur de Madagascar.




