Accord international sur le cacao 2026 : Madagascar veut mieux valoriser son cacao sur le marché mondial
Madagascar signe ce jeudi 27 août 2026, à Antaninarenina, l’Accord international sur le cacao de 2026. Pour la filière malgache, cet engagement doit notamment contribuer à renforcer la valeur et la visibilité du cacao national sur les marchés internationaux, tout en améliorant les retombées pour les producteurs.
Renforcer la compétitivité de la filière cacao
La signature officielle de l’Accord international sur le cacao de 2026 se tiendra ce jeudi à 9 heures à l’Hôtel Colbert, à Antaninarenina. La cérémonie est organisée par le ministère du Commerce et de la Consommation, en collaboration avec le Conseil national du cacao (CNC). Cette signature intervient plusieurs mois après l’adoption de l’accord, le 13 février 2026 à Genève, lors de la Conférence des Nations unies sur le cacao. Le texte succède à l’Accord international sur le cacao de 2010.
Pour Madagascar, l’enjeu dépasse la simple adhésion à un cadre international. Le nouvel accord met l’accent sur l’amélioration des revenus des producteurs, la recherche de prix plus rémunérateurs ainsi que l’amélioration de la qualité et de la traçabilité du cacao. Le texte encourage également les pays producteurs à développer la transformation locale plutôt qu’à exporter uniquement leurs produits à l’état brut. Cette orientation pourrait permettre à Madagascar de créer davantage de valeur ajoutée autour de sa production et de renforcer la compétitivité de sa filière.
Miser sur le cacao fin malgache
La démarche présente un intérêt particulier pour Madagascar, dont le cacao bénéficie d’une reconnaissance internationale. Selon l’Organisation internationale du cacao (ICCO), Madagascar est le seul pays d’Afrique dont 100 % de la production est classée dans la catégorie « Fine or Flavor Cocoa ». Cette spécificité constitue un atout pour accroître la visibilité du cacao malgache auprès des acheteurs et sur les marchés spécialisés. Le renforcement de la coopération avec l’ICCO doit également contribuer à mieux promouvoir cette production.
L’accord accorde une place importante à la durabilité économique, sociale et environnementale de la filière. Il prévoit notamment de favoriser les investissements, d’améliorer les données sur le marché et de réduire les obstacles au développement du secteur. Pour Madagascar, l’objectif est ainsi de mieux intégrer le cacao dans les chaînes de valeur internationales, tout en augmentant les bénéfices tirés de cette filière par les producteurs. La signature de ce jeudi constitue une nouvelle étape pour faire du cacao fin malgache un produit davantage valorisé et identifié sur le marché mondial.




