AGOA suspendu - Les exportateurs seront remboursés
La suspension de l’AGOA oblige les autorités à chercher des solutions pour les exportateurs.
Les autorités en concertation
Les questions sur l’African Growth and Opportunity Act (AGOA) restent au centre des préoccupations par les autorités. À Madagascar, cet accord commercial avec les États-Unis aide beaucoup les exportations, surtout la vanille, un produit important pour l’économie du pays. Depuis la suspension intervenue en septembre 2025, le gouvernement multiplie les concertations afin de trouver des solutions adaptées. Plusieurs rencontres réunissent déjà les ministères concernés, notamment ceux du Commerce et de l’Industrie, ainsi que l’ambassade des États-Unis à Washington. Le secteur privé participe également à ces échanges, dans l’objectif d’élaborer une feuille de route sur l’avenir de l’AGOA.
Selon le ministre du Commerce et de la Consommation, cette approche montre une nouvelle façon de travailler basée sur le dialogue. Lors de l’ouverture de la Foire internationale du commerce de Madagascar au CCI Ivato, il a souligné la volonté de l’État de ne plus imposer les décisions, mais d’impliquer directement les producteurs, collecteurs et exportateurs dans les choix concernant leur filière.
Remboursement des droits de douane
Concernant les impacts de la suspension, les autorités annoncent le remboursement des droits de douane payés depuis l’arrêt de l’accord. Parallèlement, la filière vanille bénéficie d’un suivi renforcé. Après un atelier de consultation organisé dans la région SAVA avec l’ensemble des acteurs du secteur, une réunion technique du comité interministériel s’est tenue hier. Les participants ont travaillé sur des stratégies qui seront prochainement soumises au Conseil des ministres.
Plusieurs avancées concrètes émergent déjà. La réouverture de trois ports stratégiques — Vohemar, Antsiranana et Nosy Be — facilite désormais les exportations. Dans le même temps, 324 autorisations d’exportation ont été délivrées aux opérateurs économiques, permettant une reprise progressive des activités. Enfin, les autorités rappellent que la suite du dossier AGOA dépend également des partenaires américains. Malgré cette incertitude, Madagascar prépare de nouvelles propositions afin de renforcer ses relations commerciales et consolider la place de ses produits sur le marché international.




