Pêche à la crevette - Nouvelles mesures pour un secteur responsable
Le secteur de la pêche à la crevette à Madagascar passe à une nouvelle étape de professionnalisme et de transparence.
Ce mercredi, le Ministère de la Pêche et de l’Économie Bleue (MPEB) a organisé une réunion d’information pour les entreprises malgaches intéressées par l’exploitation de ce crustacé.
Retombées économiques pour les communautés
L’objectif consiste à renforcer la gestion du secteur et prévenir les pratiques illégales, selon le communiqué du ministère.
Les réformes fixent plusieurs objectifs stratégiques. Premièrement, elles visent à augmenter les devises entrant dans les caisses de l’État, en exploitant le potentiel économique de la crevette de manière organisée et durable. Deuxièmement, elles cherchent à garantir une concurrence équitable entre les entreprises, grâce à des règles claires et uniformes. Troisièmement, elles ambitionnent de créer un impact direct sur la population, notamment à travers la hausse des prix des produits.
Début prévu au début du mois de mars
Par ailleurs, la réunion a présenté les démarches à suivre pour obtenir l’autorisation d’exploitation, dans la continuité de l’appel à propositions publié le 31 décembre 2025. Les entreprises ont pu prendre connaissance des procédures, obligations légales et bonnes pratiques à respecter pour participer au secteur. Le MPEB a annoncé que la saison de pêche à la crevette pour 2026 commencera au début du mois de mars. Les licences seront délivrées uniquement aux opérateurs respectant les nouvelles directives, afin de garantir une exploitation structurée et durable.
Les professionnels présents ont salué ce programme comme une opportunité de développement économique. Selon eux, il renforce la compétitivité des entreprises locales, attire davantage d’investissements et limite les activités illégales qui affectaient le secteur ces dernières années. Avec ces mesures, Madagascar affirme sa volonté de gérer la pêche à la crevette de manière responsable, en associant transparence, rentabilité et développement durable. Le secteur pourrait devenir un modèle pour d’autres filières maritimes dans le pays, tout en stimulant l’économie locale et en valorisant les ressources naturelles.


