Roland Ratsiraka : « Madagascar a besoin de dirigeants clean »
De Mahanoro à Antanambao Manampotsy, en passant par Vatomandry et Brickaville, le député élu à Toamasina I et son parti, ont tenu une série de conférences-débats axées principalement sur l’emploi et le chômage des jeunes.
Problèmes
Pour l’occasion, le député et le MTS ont fait don de matelas aux hôpitaux des districts qui ont accueilli les conférences-débats. Des localités qui n’ont pas les mêmes problèmes mais qui rencontrent les mêmes difficultés pour se nourrir et scolariser les enfants. C’est le dénuement total à Mahanoro où la route est quasiment impraticable. Le député élu dans la circonscription fustige le régime qui a échoué à tous les niveaux. À Vatomandry, la route est accessible mais malgré cela, plus personne n’achète les produits. À Brickaville, le problème de la Sirama reste entier. Les employés ne sont pas payés depuis plus de 30 mois. Le député concerné a fait remarquer qu’aucune décision n’est prise au niveau de la ville à cause de la vacance du siège du maire.
Pauvreté
Antanambao Manampotsy se trouve à 45 km de la RN2, que les 4×4 mettent 7h pour y aller. Les produits comme les bananes sont évacués à bicyclette. Roland Ratsiraka a constaté de visu la pauvreté ambiante. Il a apporté, avec son équipe, une aide au personnel de santé et aux populations des différents districts en faisant don de matelas à leur service de chirurgie et à leur maternité. D’autres équipements viendront plus tard pour soutenir la formation professionnelle, l’agriculture, l’élevage, la pêche, l’hôtellerie et la restauration. Et ce, afin de redonner de l’espoir aux jeunes qui sont sans emploi, sans revenu et sans diplôme. Même les diplômés peinent à trouver du travail dans leurs localités.
Non-négociables
« Trop de mauvaises décisions ont accéléré la pauvreté ces 4 dernières années », estime Roland Ratsiraka. « La pauvreté n’est pas une fatalité. Il y a des pays qui s’en sortent parfaitement bien, surtout les pays d’Afrique anglophone, qui ont pourtant subi des crises beaucoup plus graves que nous, comme le Rwanda ». Selon le député de Toamasina I, « Madagascar peut réussir comme bon nombre de ces pays qui ont eu recours momentanément à des aides et qui ont réussi à s’en sortir par la suite ». À cette fin, Roland Ratsiraka pense que « Madagascar a grandement besoin de dirigeants clean qui ne font pas passer leurs intérêts personnels avant l’intérêt général. Des dirigeants qui n’abusent pas de leur pouvoir ». Pour le numéro Un du MTS, « l’honnêteté intellectuelle, le sens de l’éthique et la bonne moralité que doit avoir un président de la République ne sont pas négociables ».




