Championnat national D2 : le nouveau format de la FMF soulève des interrogations
La Fédération malgache de football a dévoilé les grandes lignes du Championnat national de deuxième division 2026. Entre absence des clubs relégués de l’élite, nouveau système de compétition et calendrier serré, plusieurs choix font déjà débat dans le milieu sportif.
Revoir l'organisation
Le Championnat national de deuxième division 2026 ne ressemblera pas aux éditions précédentes. La Fédération malgache de football (FMF) a décidé de revoir l’organisation de la compétition avec plusieurs changements majeurs, notamment concernant l’accès à la D2 nationale et son lien avec l’élite. Pour la prochaine saison, les deux places habituellement réservées aux équipes reléguées de la Pureplay Football League (PFL) seront attribuées autrement. Aucun club de l’élite ne descendra en D2 cette année. Les formations qui rejoindront le championnat national seront les deuxièmes représentants des ligues d’Atsinanana et d’Atsimo Andrefana, après les champions et vice-champions régionaux. Cette décision modifie le fonctionnement habituel de la pyramide du football malgache. Alors que la relégation permet normalement aux équipes de l’élite en difficulté de poursuivre leur parcours dans une division inférieure, la saison 2026 fera exception. À l’inverse, les deux meilleures équipes de la D2 nationale pourront accéder directement à la PFL. Le calendrier constitue également un autre point d’inquiétude. La compétition doit s’achever fin novembre, tandis que la reprise de l’élite est annoncée pour décembre. Les clubs de la PFL pourraient donc disputer leurs rencontres pendant la période des pluies, une situation qui risque de compliquer les conditions de jeu dans plusieurs régions.
Une transformation
Le format de la compétition connaîtra aussi une transformation importante. Les quatre groupes de six équipes utilisés auparavant laisseront place à six poules de quatre clubs pour la première phase, prévue du 5 au 15 août. Les deux premiers de chaque groupe accéderont ensuite à une phase finale réunissant douze équipes. Cette deuxième étape sera répartie entre Ambanja, Fianarantsoa et Antananarivo, avec plusieurs rencontres programmées entre septembre et novembre. Un rythme soutenu qui pourrait représenter un véritable défi pour des clubs disposant parfois de ressources limitées. Les longues distances à parcourir, les frais de déplacement et l’enchaînement des matchs risquent de créer des différences entre les équipes. Les formations venant des zones éloignées pourraient être davantage pénalisées par cette organisation.




