Environnement : Désertification et sécheresse, un défi majeur pour plus de 30 % du territoire malgache
À l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre la désertification et la sécheresse, célébrée ce 17 juin, les Nations unies alertent sur l’urgence d’agir face à la dégradation des terres qui menace des millions de Malgaches.
Une menace croissante pour les populations
Madagascar figure parmi les pays les plus exposés aux effets de la désertification et de la sécheresse. Dans le Grand Sud, les terres s’assèchent progressivement sous l’effet des changements climatiques, de la pression exercée sur les ressources naturelles et de la dégradation des sols. Cette situation fragilise les moyens de subsistance des populations rurales et accentue l’insécurité alimentaire.
Selon les partenaires engagés dans la lutte contre ce phénomène, plus de 30 % de la superficie de l’île est aujourd’hui concernée par la désertification. Les conséquences sont multiples : baisse de la productivité agricole, érosion des sols, disparition de certaines espèces végétales et animales, mais aussi aggravation de la pauvreté dans les zones les plus vulnérables.
Face à ces défis, des millions de personnes se retrouvent directement exposées à la faim et à l’insécurité économique. Les régions du Sud demeurent particulièrement touchées, avec des communautés qui doivent faire face à des conditions climatiques de plus en plus difficiles.
Une mobilisation collective indispensable
Pour répondre à cette situation, le système des Nations unies à Madagascar renforce ses actions aux côtés des autorités nationales, des collectivités locales, des organisations de la société civile et des partenaires techniques et financiers. Les interventions visent notamment à restaurer les terres dégradées, préserver les ressources naturelles, améliorer la sécurité alimentaire et renforcer la résilience des communautés rurales.
La valorisation des savoirs des peuples autochtones et l’adoption de pratiques agricoles durables figurent également parmi les priorités. Les acteurs engagés soulignent que chacun peut contribuer à cet effort collectif à travers des gestes simples : protéger les forêts, planter des arbres, limiter le gaspillage des ressources et soutenir les initiatives locales de reboisement.
À l’occasion de cette journée mondiale, l’appel est clair : protéger les terres aujourd’hui, c’est préserver la biodiversité, garantir la sécurité alimentaire et assurer un avenir durable aux générations futures.




